ANTHROPÔLE, le quartier de la Cineptie !
Association de production audiovisuelle, ATP est aussi un lieu de débats - à sens unique - et d'échanges - unilatéraux - autour du cinéma, de la praxéologie, ou encore de la pêche à la truite fario.
"J'en ai assez des superproductions hollywoodiennes, ce n'est pas ce que je veux faire. J'ai envie de tourner un petit film, avec un petit groupe de gens, un peu comme un film d'étudiant."
Francis Ford Coppola, 1963, après le tournage de Finian's Rainbow.
Les révolutions sont destinées à revenir immanquablement à leur point de départ.
Voici un léger supplément à la note "le pourquoi de l'inutilité", addition qui n'a plus rien à voir avec le sujet de la note pré-cité - pourquoi je considère mes notes comme inutiles - mais reprend le thème du mouvement cyclique qui y est évoqué, pour l'approfondir en lui adjoignant une fondamentale = le Temps, la mémoire. Relevez le principe suivant = ceci n'est pas forcément une note destinée à être entendue.
Qu'est-ce que le conservatisme ?
Le précédent raisonnement - le pourquoi de l'inutilité - reposait sur la valeur de la comparaison du système de production cinématographique avec le cyclisme (intéressante métaphore conçue par Mr. Laurier, producteur), concluant qu'elle pouvait aussi représenter l'éternel renouvellement d'un processus, la destruction continue d'un passé, d'une Histoire, d'une culture, de l'innovation, la répétition des modèles, l'achèvement de l'idée par une mémoire rythmique qui se renouvelle chaque jour, se suffit à elle-même pour consacrer l'idée de Révolution (un mouvement qui rejoint immanquablement son point de départ). « En savoir plus »
N.B. : j'ai écris cette liste sans prétendre résumer parfaitement la carrière des réalisateurs cités, sans véritablement m’intéresser à mon style d’écriture, mais m’adressant au(x) lecteur(s) (pluriel sous conditionnel) comme lors d’une discussion parfaitement informelle. Et toc !
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Souvenez-vous de cette note à travers laquelle je critiquais les explicitations filmographiques abusives via l'exemple de Mr. Chagnon, émérite personnage littéraire analysant très longuement "The Big Lebowski". Je considérais alors cet exercice comme de la pure et simple masturbation. J'avais terminé par l'affirmation que, malgré tout, j'aimais Mr. Chagnon pour ce qu'il représentait, sans m'expliquer. C'est donc avec joie que j'ai l'occasion de développer les raisons de cet amour puisque Mr. Chagnon m'a très aimablement contacté (ou du moins un internaute qui prétend être Mr. Chagnon; l'important étant que la personne avec laquelle je me suis entretenu le représente) et que nous avons eu l'occasion de discuter par email interposé il y a de cela quelques semaines. En voici le compte-rendu fidèle. Mr. Chagnon:
« En savoir plus »Pour quelles raisons je considère toutes ces notes comme inutiles ?
Tout d’abord, mes excuses. J’apprécie grandement discuter avec vous mais j’ai eu à organiser mon tournage et j’ai négligé l’art épistolaire ces derniers temps. Car quand je parle du ‘’web 2.0’’, je le fais toujours avec beaucoup d’ironie puisque je considère qu’internet est à peine plus évolué que la poste intercontinentale du début du XXème siècle. Ceux qui célèbrent la merveilleuse communication instantanée sont généralement et paradoxalement les ultimes solitaires de cette société.
Comme je l'ai déjà écrit ici, je n'aime pas beaucoup les sites ou les blogs sur le cinéma. J'en apprécie d'autant plus les exceptions...
L’Art c’est le Conte. Puisque c’est l’interprétation du spectateur qui donne sens à l’œuvre, c’est donc la volonté de raconter une histoire qui crée la définition de création artistique. Cependant, le cinéma est un art complexe qui nous pousse à aller plus loin dans nos inutiles réflexions...
L’une des rares passerelles existant entre le ’’bon’’ cinéma et ce que nous appelons ‘’l’Art’’ est l’importance capitale du dévouement du spectateur pour l’œuvre qu’il observe ; c’est son interprétation qui fait sens.